Comment éviter la surproduction et les invendus grâce à un suivi des commandes ?

Les invendus grignotent la marge, la rupture déçoit le client. Comment un bon suivi des commandes aide à produire au plus juste.

Julien Jimenez
Fondateur de MLJ, CommandeKit

Calez la production sur les commandes réelles, pas sur une estimation. Appuyez-vous sur les commandes fermes du jour et les récurrences prévues, puis ajustez la production libre au plus près du besoin. La part commandée sera forcément vendue : ne prendre un risque que sur la production libre limite le gaspillage sans risquer la rupture.

Chaque produit invendu en fin de journée, c'est de la matière première, du temps et de l'énergie perdus. À l'inverse, une rupture déçoit le client et lui donne une raison d'aller voir ailleurs. Entre les deux, il y a la production juste, calée sur les commandes réelles. Un bon suivi des commandes est le meilleur allié contre le gaspillage comme contre la rupture.

Le vrai coût des invendus

La surproduction se paie deux fois: on achète et on transforme une matière qui finit à la poubelle, sans jamais générer de recette. Sur l'année, ces invendus quotidiens représentent une somme considérable, souvent sous-estimée. Réduire ce gaspillage, c'est améliorer directement la marge, sans vendre un produit de plus.

Produire sur des bases sûres

Le commandé d'abord

La part commandée de la production est certaine: elle sera vendue. En la calculant précisément, on ne prend un risque que sur la production libre, bien plus facile à maîtriser.

Observer les invendus pour ajuster la production libre

La part commandée se calcule, la part libre s'apprend. Noter chaque soir ce qui reste sur les étals, produit par produit, permet au bout de quelques semaines de repérer les tendances: un pain spécial qui reste systématiquement, un jour de la semaine où le comptoir est plus calme. Ces observations guident les ajustements bien mieux qu'une impression générale.

Conseil: ajuster par petits pas

Une baisse brutale de la production libre expose à la rupture, qui coûte aussi un client. Mieux vaut réduire de quelques pièces à la fois et observer l'effet sur plusieurs jours avant de corriger à nouveau.

Le suivi au service de la marge

Éviter les invendus commence par un plan de production juste, adossé aux commandes réelles plutôt qu'à une estimation approximative. Ce suivi rigoureux, qui protège la marge, participe aussi à développer une clientèle professionnelle: plus la part commandée grandit, moins la production repose sur le pari du comptoir.

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Simulateur de fournées avant livraison

Pièces commandées par les pros, production comptoir, capacité et durée d'une fournée : le simulateur donne le nombre de fournées, la durée totale, la marge avant la première livraison et la capacité maximale du fournil.

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SurproductionInvendusMarge

Questions fréquentes

Comment produire au plus juste sans manquer de marchandise ?
En distinguant la part commandée, certaine d'être vendue, de la production libre destinée au comptoir. On calcule précisément la première et on ne prend un risque que sur la seconde, plus facile à maîtriser.
Combien coûtent réellement les invendus à une boulangerie ?
Plus qu'on ne le croit : la surproduction se paie deux fois, en matière première achetée et en travail, sans jamais générer de recette. Sur l'année, ces invendus quotidiens pèsent lourd sur la marge.

Produire au plus juste

CommandeKit cale la production sur les commandes réelles, sans surplus.

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