CommandeKit ou le tableur : que choisir pour prendre ses commandes professionnelles ?
Beaucoup de boulangers et de traiteurs qui commencent à livrer des restaurants ou des cafés ouvrent un tableur : une ligne par commande, une colonne par produit, une somme en bas. C'est gratuit, souple, et cela fonctionne tant que les commandes restent peu nombreuses. CommandeKit est un logiciel dédié à la prise de commandes professionnelles. Ce comparatif met les deux options côte à côte, selon votre volume de commandes, le nombre de personnes qui les prennent et le temps dont vous disposez au petit matin.
Ce qu'un tableur fait bien pour un petit volume de commandes
Un tableur ne coûte rien de plus que ce qui est déjà installé sur l'ordinateur du bureau. Une feuille par semaine, une ligne par client, une colonne par produit et une formule de somme au bas de chaque colonne : voilà un plan de production qui se tient. Pour un artisan qui livre trois ou quatre clients réguliers avec des commandes stables, ce montage peut suffire longtemps, à condition que la même personne le tienne et le vérifie.
- aucun abonnement, aucun compte à créer, aucune connexion nécessaire ;
- colonnes, formules et mise en page entièrement à votre main ;
- export simple vers le comptable ou vers un modèle de facture ;
- compétence déjà présente chez la plupart des conjoints ou associés qui tiennent le bureau.
La limite apparaît quand le fichier quitte le bureau. Une commande prise au téléphone pendant le coup de feu se note sur un papier, en attendant d'être reportée le soir dans la feuille. C'est précisément dans ce report différé que se glisse l'oubli, comme le détaille l'article sur la prise de commandes sans oubli.
Ce qu'apporte un logiciel dédié comme CommandeKit
CommandeKit part du même principe qu'un tableau, mais la saisie se fait au moment où la commande arrive, depuis le comptoir ou le téléphone, et le total du jour s'additionne seul par produit. Le fournil reçoit ainsi un plan de production juste sans que personne n'ait à refaire les sommes au petit matin. Les commandes qui reviennent chaque semaine se programment une fois, la feuille de livraison sort client par client, et le récapitulatif de la période sert de base à la facture.
- commande enregistrée à l'instant, sans papier intermédiaire ;
- plan de production additionné automatiquement pour chaque jour ;
- commandes récurrentes reconduites sans ressaisie ;
- feuille de livraison et récapitulatif par client prêts à imprimer.
Ce confort a des contreparties. Il faut un abonnement mensuel, une connexion, et un temps de mise en place pour créer ses produits et ses clients. Une personne à l'aise avec les formules peut reconstruire une partie de ces automatismes dans un tableur, au prix d'heures de construction et d'un entretien régulier chaque fois qu'un produit ou un client change.
Le point de bascule : plusieurs mains et des commandes qui bougent
Le tableur tient tant qu'une seule personne le remplit. Dès que la vendeuse du matin, le conjoint et le boulanger prennent chacun des commandes de leur côté, le fichier se retrouve avec deux versions, ou avec des lignes tapées de mémoire la veille au soir. Les modifications de dernière minute sont le second point faible : un restaurant qui passe de quarante à soixante baguettes à vingt-deux heures exige que quelqu'un rouvre le fichier, retrouve la bonne ligne et vérifie que la somme s'est bien mise à jour.
Pendant un mois, notez chaque commande oubliée, incomplète ou reportée avec une erreur. Le calculateur du coût des commandes oubliées traduit ce compte en ordre de grandeur annuel : c'est ce chiffre, et non le prix d'un abonnement, qui dit si le tableur suffit encore.
Le coût réel : un abonnement face au temps passé
Le tableur est gratuit à l'achat, mais chaque soir de report et chaque matin de recomptage ont un coût en temps, et chaque erreur de report un coût en pain refait ou en seconde livraison. Un abonnement se compare donc au temps de saisie et aux erreurs évitées, pas à zéro. Cela ne signifie pas que le logiciel gagne toujours : pour un artisan qui traite une dizaine de commandes par semaine avec un seul preneur de commandes, le tableur reste un choix rationnel et le report du soir prend quelques minutes.
La question à se poser est simple : combien de personnes prennent des commandes, combien de commandes changent après avoir été notées, et combien de temps le fournil passe chaque matin à additionner. Si les trois réponses sont faibles, gardez votre feuille. Si l'une d'elles grimpe, le tableur commence à coûter plus cher qu'il n'y paraît.
Le comparatif en un tableau
| Critère | CommandeKit | Tableur bureautique |
|---|---|---|
| Coût | Abonnement mensuel par établissement | Gratuit avec la suite bureautique déjà installée |
| Prise de commande au comptoir ou au téléphone | Saisie immédiate depuis n'importe quel poste | Report différé, souvent depuis un papier intermédiaire |
| Plan de production du jour | Additionné automatiquement par produit | Formules à construire et à maintenir soi-même |
| Commandes récurrentes | Programmées une fois, reconduites chaque semaine | Copier-coller manuel des lignes de la semaine passée |
| Feuille de livraison | Générée par jour et par client | Tri et impression à préparer à la main |
| Travail à plusieurs | Prévu, chacun voit les mêmes commandes | Délicat, risque de versions concurrentes |
| Souplesse de personnalisation | Cadre fixe pensé pour le métier | Totale, mais entièrement à votre charge |
| Récapitulatif pour la facture | Par client et par période, sans recompter | Filtre et somme manuels, fiables si le fichier est propre |
Notre verdict
Le tableur convient à l'artisan qui livre quelques clients réguliers, prend lui-même toutes les commandes et accepte un report quotidien : il ne coûte rien et reste sous son contrôle. CommandeKit s'adresse à la boulangerie ou au traiteur où plusieurs personnes prennent des commandes, où les quantités bougent jusqu'à la veille au soir et où le fournil a besoin d'un total juste sans recompter. Entre les deux, une feuille bien construite peut tenir un moment ; le bon signal pour changer est le nombre de commandes reprises ou oubliées sur un mois, pas l'envie d'un nouvel outil.
Questions fréquentes
Puis-je importer mon tableur actuel dans CommandeKit ?
Un tableur partagé en ligne règle-t-il le problème du travail à plusieurs ?
Le tableur suffit-il pour préparer les factures de fin de mois ?
Peut-on garder le tableur pour certaines tâches et CommandeKit pour d'autres ?
Pour aller plus loin
- Outil gratuit Calculateur du coût des commandes oubliées
- Article Comment prendre les commandes de ses clients pros sans jamais en oublier une ?
- Article Comment préparer un plan de production juste à partir de toutes ses commandes ?
- Article Pourquoi gérer les commandes récurrentes de ses clients réguliers fait gagner du temps ?
Les autres comparatifs
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CommandeKit aide les boulangers et les traiteurs à prendre les commandes de leurs clients professionnels, à préparer le plan de production du jour et à ne plus jamais oublier une commande.
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